Pour les femmes usant et transportant de la violence : quelles archives visuelles ? Quelle anthologie ? Nulle iconographie sur ce sujet, si ce n'est une iconographie « exotique », exotique comme les cartes postales des femmes des colonies, produites par les colons. Une propagande battant pavillon patriarcat : une femme est une femme (sexy) est une épouse est une mère. Des images-stéréotypes conçues par le male gaze.
Les femmes guerrières, les seigneures, les combattantes, les femmes vivantes et leurs luttes, qui pour les écouter, qui pour aller à leur rencontre, dans les archives et dans notre quotidien ?
En créant un atlas visuel et textuel de la violence des femmes, le duo d'artistes enclenche la remise en cause d'un « interdit anthropologique » : le quasi-monopole masculin des émeutes et revendications sociétales, des activités criminelles et de l'utilisation des armes, des Révolutions, des métiers d'ordre, des sports dits « violents », des engagements dans les luttes armées,
les guérillas, les mutineries, etc.
➜ Rendez-vous vendredi 23 janvier à 18h30 au Château Coquelle pour un vernissage en présence des artistes.
Les Amazones n'existent pas | du 23.01.26 au 28.03.26 | Château Coquelle
