Kit de survie du carnavaleux débutant

Carnavaleux débutant, en devenir… Voici quelques conseils pour vivre le carnaval, comme un hareng dans l’air…

© Ville de Dunkerque

Le carnaval pour les nuls

Kit de survie

À Dunkerque, vos 5 sens sont en éveil… et vous pourrez même en gagner un 6e : le sens de la fête !

Pour profiter pleinement de votre carnaval, renseignez-vous avant de vous lancer, discutez avec les dunkerquois à la faveur de vos rencontres carnavalesques et surtout, lisez ces quelques lignes : il vous faut un kit de survie pour carnavaleux pas totalement expérimenté…

SURPRISE N°1

Le carnavaleux s’exprime de manière curieuse

Voici quelques mots qui vous sauveront de toutes situations…

On ne dit pas « bonjour, madame, je suis ravi de vous rencontrer aujourd’hui dans ces circonstances joyeuses…. » mais Qu’est-ce ça dit ?

On ne dit pas Madame mais Matante, de même Monsieur devient Mononcle (mais aussi Matante parfois, après tout on ne sait pas toujours qui se cache derrière un déguisement).

L’Oncle Cô, par ailleurs, est devenu un nom générique de l’ancêtre pêcheur à Islande.

Le « parler dunkerquois » est issu en grande partie de mots d’origine flamande, parfois anglo- saxonne un peu dévoyés dans leur prononciation. Il était d’usage chez les dockers du port notamment. C’est un « langage de la rue ». Il est bon de savoir qu’une association dunkerquoise « Les Pénelècres » s’attache à le faire vivre au- delà des chansons du carnaval.

SURPRISE N°2

Le carnavaleux se comporte de manière curieuse

Il embrasse la plupart des personnes qu’il connaît sur la bouche, c’est le fameux « zôt’che ». Mais ne venez pas exprès pour ça, ou alors plusieurs fois, car il faut se reconnaître pour avoir son petit bisou.

Soucieux d’optimiser chaque seconde de son carnaval, le masquelour, à peine sorti de chapelle, veut se jeter dans le prochain chahut… alors il cherche la musique et les carnavaleux. C’est un sport national et cela se traduit par une question : « Est-ce que t’as pas vu la bande ? » (En général, la réponse est : « elle est chez Stanche» (diminutif de Gaston)).

Carnaval pratique

Vous en savez presque assez pour vous lancer dans le carnaval. Encore quelques infos pratiques et il sera temps d’enfiler votre clet’che…

Pas la note !

Vous connaissez l’air… mais pas la chanson.
Le répertoire des chansons de carnaval provient de musiques militaires, de salles de garde ou d’airs connus donnant lieu à une parodie des paroles. On y découvre de nombreux personnages (fictifs ou ayant existé) émaillant ces chansons à texte dunkerquoises : Ma tante Charlotte, Raymonde, Ma Belle-Mère, Fricoteau ou encore Sac à Pain.

Cri de la mouette

Un événement « off », le matin de la bande de Dunkerque, où les carnavaleux de tous âges et de tous horizons essaient d’imiter le cri de la mouette dans un challenge festif, décalé, bon enfant… donne lieu chaque année à la désignation d’un champion, d’une championne !

Circulez !

Les jours de Carnaval, les voitures restent au garage. La circulation et le stationnement sont interdits sur l’itinéraire de la bande. Et c’est une bonne chose puisqu’il vous arrivera probablement de vous désaltérer (avec modération) d’un breuvage mousseux local.

Préférez donc la marche ou les transports en commun. Ici les bus sont gratuits… et pas qu’en période de carnaval ! Vous trouverez les plans de lignes et les horaires sur www.dkbus.com.

Un p'tit creux ?

Vous avez le choix !

Friteries en extérieur, soupe à l’oignon dans les cafés, pot’je vleesch et carbonade flamande dans les brasseries et restaurants…

Glossaire

Parlez dunkerquois

  • Bande : il ne s’agit pas d’un groupe de carnavaleux mais du défilé lui-même. Faire la bande, c’est faire le carnaval.
  • Beurt’che : c’est un petit tour avec une fille et, par extension, un petit tour dans la bande.
  • Bucke : ventre.
  • Chapelle : lieu mythique du carnaval qui n’a rien de religieux, ce sont les maisons ou rendez-vous privés dans lesquels les carnavaleux sont invités à se restaurer et passer un petit moment.
  • Clet’che : costume du carnavaleux.
  • Figueman : personnage de la bande pratiquant l’intrigue.
  • Intrigue : certains carnavaleux se travestissent jusqu’à être méconnaissables et taquinent les spectateurs en déguisant leur voix.
  • Masquelour : carnavaleux qui fait la bande.
  • Reuze Papa : dans la tradition du Nord, c’est le géant de la Ville. A Dunkerque un guerrier scandinave sur un char tiré par des chevaux, accompagné de ses 6 gardes, de ses enfants et de sa femme la Reuzine. Ils sont spectateurs aux bandes de Dunkerque et de Malo.
  • Rigodon : final de la bande où s’enchaînent les chahuts une heure durant. Les masquelours tournent en chantant autour des musiciens installés sur un kiosque. Le rigodon s’achève par la Cantate à Jean Bart, précédée par l’hommage à Cô-Pinard.
  • Wiche : c’est le nom donné au sexe masculin. Souvent paillard, le carnaval chante « viens jouer avec mon wiche, cinq minutes, c’est pas longtemps et mon wiche y s’ra content ».
  • Zôt’che : c’est un baiser que se font les carnavaleux, le zôt’che de carnaval est un bisou sur la bouche, il est amical et pratique, il a l’avantage de ne pas abîmer le maquillage.

Mangez dunkerquois !

  • Beultekaze : fromage de tête
  • Pot’je Vleesch : plat typique dunkerquois composé de 4 viandes blanches (poulet, porc, lapin et veau) cuisinés avec carottes et aromates, se déguste froid en gelée avec des frites.
  • Smout : saindoux. On le consomme sur du pain, assaisonné de poivre et de sel.
  • Podingue : gâteau de pain, au lait, aux œufs, avec des raisins et aromatisé au rhum.
  • Cululutte : brioche de semoule cuite au torchon, se sert accompagnée d’une sauce tiède au rhum (spécialité de Grand-Fort- Philippe).